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DE LA VILLE DE PARIS.
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Ville, deffendeur, d'autre part, partyes oies, avons condemné led. Baril à paier ausd, demandeurs leur droict d'avall aige de deux basteaulx chargez de bled
et vin, par led. Baril avaliez le vingt ungiesme et vingt troisiesme jour de Janvier, et oultre condem­nons icelluy Baril es despens.
dxxxiv. ---- [condemnation de rolland david.]
Caution [de Thomas] Watier. Condemnation [de Jacques] Merrien.
3i janvier i564. (H 1785, fol. 160 v°.)
Du lundy, xxxi et dernier jour de Janvier, oud. an.
Entre Moisant, procureur de Jacques Bescheu, marchant bourgeois de Paris, demandeur, et Rol­land David, present en personne, deffendeur, par­tyes oyes, condemnons led. deffendeur à paier aud. demandeur la somme de xxim livres pour vente et delivrance de douze cens de costeretz, à raison de quarente solz tournois le cent, et és despens taxez à six solz parisis, ensemble en l'escripture des pre­sentes, s'il les convient lever.
Au jour d'huy, est comparu au Bureau de lad. Ville Fiacre de Secqueville, marchant espicier et cirier de la Chancellerye, demourant rue S' An­thoine à l'enseigne du Faucheur, lequel s'est, ainsy qu'il a cy devant faict, constitué et constitue pleige et caution de Thomas Watier, marchant et bourgeois
de Paris, par nous me.....et commis à la recepte
et paiement du chevalier et officiers du guet de ceste Ville d, suivant l'arrest du Privé Conseil du vingt deux020 Janvier dernier, et faict les submissions ac­coustumées, present led. Watier, qui a promis faire
certiffier led. de Sacqueville, ainsy qu'il luy a esté ordonné, dedans lundi prochain.
Au jour d'huy, est comparu au greffe de lad. Ville Jacques Merrien, marchant, demourant à Morlaye, tant en son nom que comme soy disant et portant fort de Georges Merrien, son pere, present en per­sonne, garny de Personnier, son procureur, lequel, de son consentement, avons condemné à paier à Pierre Larbalestrier, aussy marchant, demourant à Creil, la somme de soixante deux livres, dix solz tournois pour la Voicture de cinq milliers de foing, d'une part, et deux escuz d'or soleil pour l'occupation du basteau dud. Larbalestrier, que lesd. Merriens ont occuppé et occuperont jusques à lundi prochain, à paier lesd, deux sommes dedans ceste sepmaine pro­chain venant, et au deffault de ce faire et de rendre par lesd. Merriens le basteau dud. Larbalestrier vuyde pour son regart, demourra led. Larbalestrier, ensemble son basteau à ses despens en ceste Ville, à raison de xxxvi solz tournois par jour, à commencer dud. jour de lundi prochain venant.
DXXXV. — Lettres de la Royne
3i janvier 1564. (H 1785, fol. 159 r°.)
Du lundi, xxxie Janvier^ mil vclxm.
«Messieurs, pour aucunes affaires dont le Roy monsieur mon filz a à vous parler consernans son service, je vous prye ne faillir de vous trouver; de­main de bon matin, en ce lieu, et m'asseurant que vous n'y ferez faulte, je ne vous fere plus longue lettre que de prier le Createur, Messieurs, qui vous
"Escript à Sainct-Mort, le vingt huictiesme jour de Janvier v° Ixin."
Signé : CATHERINE. Et au dessoubz : Fizes.
Et au doz est escript : A Messieurs les Prevost des Marchans el Eschevins de la ville de Paris.
ayt en sa saincte garde.
C Un arrêt du Parlement, rendu le 5 février 1564, à la requête de César Branche de Sèze, chevalier du guet, autorisa Thomas Watier, en qualité de receveur des gages des gens du guet, à faire contraindre le receveur général de Paris au payement de i,3oo livres, le receveur ordinaire de Paris au payement de 1,200 livres et les receveurs et fermiers des hauts justiciers de la capi­tale au payement de 2,5oo livres pour la solde des gens et officiers du guet pendant l'année 1563. (Archives nationales, Parlement de Paris, X" 1607, fol. 346 v°.)
(8) C'est à tort, croyons-nous, que cette pièce est placée dans le registre à la date du 24 janvier; on voit, par plusieurs lettres de Catherine de Médicis, que la Reine Mère se trouvait résider, lé 28 janvier, à Saint-Maur; par conséquent, la dépêche doit être reportée au lundi 31 janvier. Elle ne figure point d'ailleurs dans le recueil des Lettres de Catherine de Médicis.